L’arrière-mangrove
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Les forêts marécageuses, aussi appelées arrière-mangrove, d’eau douce constituent des écosystèmes d’une richesse exceptionnelle, pouvant abriter entre 150 et 200 espèces végétales différentes (Imbert et al., 2000). L’espèce clé qui structure et domine la strate arbustive de cet habitat est le Mangle médaille (Pterocarpus officinalis).
Bien qu’elles soient de véritables “nurseries” essentielles au renouvellement d’une faune variée (oiseaux sédentaires ou migrateurs, poissons, chauves-souris), ces forêts marécageuses sont extrêmement rares en Martinique. Il n’en subsiste aujourd’hui que deux zones relictuelles de petite taille : la forêt marécageuse du Galion (15,6 hectares) et la forêt marécageuse Vierge des Marin (10 hectares), soulignant l’urgence de leur préservation.
Cet écosystème a fortement régressé en Martinique sous la pression conjuguée de l’exploitation des combustibles pour la canne, le pâturage et l’urbanisation croissante qui ont pu ponctuellement mener à la disparition totale de l’écosystème, comme au niveau de l’espace aéroportuaire de Martinique.