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RP-57345_SIGESMAR_MasseEau
Rapport final BRGM/RP-57345-FR
L’état des connaissances sur les caractéristiques intrinsèques des masses d’eau souterraine de Martinique est encore modeste du fait de la faible exploitation des eaux souterraines et de prospections de terrain encore trop ponctuelles et récentes.
Cependant, l’élaboration du Système d’Information régional sur les Eaux Souterraines de Martinique (SIESMAR) de 2005 à 2008, réalisé dans le cadre du programme d’évaluation au niveau régional des ressources en eau de la Martinique, financé par la Région Martinique, la DIREN et le BRGM, a permis de produire une synthèse exhaustive de ces connaissances sur base documentaire, de traitements de données et de modélisation : identification et caractérisations hydrogéologiques des aquifères, potentiels théoriques, qualité des eaux et vulnérabilité…
Le présent rapport synthétise, selon la fiche standard élaborée par le MEEDDAT en 2004, la description et les caractéristiques de chacune des 6 masses d’eau souterraines identifiées en 2003 en application de la DCE.
Ce rapport prend également en compte les données acquises dans le cadre des réseaux DCE de suivis quantitatifs (réseau piézométrique financé par l’ONEMA et le BRGM) et chimiques (réseau de contrôle de surveillance et de contrôle opérationnel financés par l’ODE et le BRGM), dont les données sont disponibles en ligne sur le site www.ades.eaufrance.fr. Les masses d’eau souterraines de la Martinique sont en bon état d’un point de vue quantitatif, les prélèvements ne représentant qu’à peine 1% des volumes moyens.
L’état chimique des masses d’eau souterraines est quand à lui altéré par la présence de produits phytosanitaires (à des concentrations supérieures aux seuils définis par la DCE) sur environ 75% des stations du réseau (une vingtaine de molécules sont fréquemment détectées), et par la présence de nitrates (avec une tendance à la hausse) à des concentrations supérieures aux seuils définis par la DCE sur 2 stations, 2 autres stations étant quand à elles proches de ce seuil.
Néanmoins, les cartes de risques réalisées dans le cadre du SIESMAR permettent de préciser l’étendu supposée des pollutions des eaux souterraines par les intrants agricoles. Ainsi, le croissement des cartes de pressions (intrants agricoles + urbains) avec la carte de vulnérabilité permet d’établir le pourcentage de chaque masse d’eau soumis à un risque de pollution anthropique.
Ainsi, seul 15% du territoire est soumis à un risque de pollution anthropique moyen à fort.