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Agriculture

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L'agriculture en Martinique :

  • se compose de 3205 exploitations, occupant 29% de la surface de l'île en 2007, soit 27 810 ha,
  • emploie un huitième de la population active,
  • assure 6% du produit brut régional.

Il est à noter que 16 663 ha de surface agricole ne sont pas exploités. 

 

Avec 188 hectares la surface dédiée à l'agriculture biologique progresse de 130% entre 2007 et 2008, mais n'occupe 0.7 % de la surface agricole utile.

La problématique principale en lien avec l'agriculture est celle de la pollution par les pesticides, et par les fertilisants.

Par ailleurs, le travail du sol favorise l'érosion des sols et induit le transport de matière en suspension dans les cours d'eau et au final vers le milieu marin.

Les cultures prédominantes sur l'île sont la banane et la canne à sucre, qui sont de fortes consommatrices d'intrants. En 2007, la culture de la banane représentait 23.6% de la surface agricole utile et produisait 147 milliers de tonnes. Celle de la canne à sucre occupait 14,1% de la surface agricole utile et produisait 226 milliers de tonnes.

Il est cependant à noter que les efforts entrepris conjointement par les producteurs de banane et la recherche ont permis de diviser par trois l'utilisation de phytosanitaires entre 1996 et 2009. Actuellement, la banane des Antilles françaises est de très loin celle qui utilise le moins de pesticides.

La réduction est visible : en 2007, 938 tonnes de pesticides (contre 2 382 en 2002)  et 22 957 tonnes d'engrais (contre 34 731 en 2001) ont été importées en Martinique.

Le plan régional Ecophyto 2008-2018 de la Martinique devrait permettre de répondre à la problématique des phytosanitaires en apportant des solutions alternatives, de meilleures pratiques et une meilleure information des professionnels.

La promotion des Bonnes Conditions Agricoles et Environnementales qui viendront conditionner l’attribution des aides européennes démarre sous pilotage de la DAF. En outre, des Mesures Agro Environnementales (MAE) sectorielles ont été contractualisées dans le cadre du Plan de Développement Rural de la Martinique (PDRM). Pour la banane, elles proposent la réduction des intrants phytosanitaires, combiné avec des engagements sur le maintien d’un couvert végétal et de bandes enherbées.

Une autre pollution largement imputable à l’agriculture est l’apport excessif dans les cours d’eau puis à la mer de matières en suspension. En effet, des phénomènes de ravinement des terres laissées à nu sont fréquemment observés. Le drainage mal maitrisé des terres agricoles peut également être incriminé.

L’élevage constitue également une source de pression forte sur les cours d’eau et espaces côtiers.
De nombreuses masses d’eau sont en effet déclassées pour le paramètre phosphore et bien que l’élevage ne peut être le seul incriminé il représente une source de pollution importante. Les porcheries sont les plus problématiques. De trop nombreuses porcheries ne sont pas aux normes notamment pour leur gestion des lisiers.

L’ODE réalise une étude pour la recherche de solutions alternatives à l’épandage et soutient maintenant la mise en place d’exploitations pilotes. En complément, il convient d’apporter des solutions mutualisées pour la valorisation organique ou énergétique des lisiers (celles-ci existant pour les fientes d’aviculture).

Il en demeure pas moins qu’un nombre important de micro exploitations ne paraissent pas avoir la capacité structurelle à se mettre aux normes et que de nombreux élevages de quelques têtes non déclarées sont installés ça et là aux abords des cours d’eau.

Les élevages de bovins, ovins et caprins pâturant librement et s’abreuvant directement dans les cours d’eau situés dans les périmètres de protection des captages d'alimentation en eau potable constituent potentiellement une source de pollution.

L’agriculture Martiniquaise est le second secteur d’activité le plus consommateur d’eau.
On l’évalue entre 12 et 15 millions de m3/an, ce qui représente près de 20 % de l’eau consommée en Martinique. Les besoins en eau de l’agriculture sont fortement influencés par la culture de la banane. Cette dernière nécessite d’importantes quantités d’eau (évaluée à 5 mm/j), ce qui explique que près de 85 % des surfaces irriguées sont consacrées à cette culture.

Il convient de noter que la récente pratique d’irrigation de la canne à sucre est en phase de démarrage.

 

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